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Guadeloupe |
Présentation générale : |
Gerty Dambury est née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe le 27 février 1957, d’une famille venue de la Basse-Terre en Grande Terre pour y trouver du travail… Premières migrations, des campagnes vers les villes d’un père tailleur d’habits puis entrepreneur des travaux publics, puis libraire… A son entrée au cours élémentaire, Gerty Dambury se trouve plongée dans les livres et elle n’en sortira plus. Nouvelles émigrations : une mère, toujours à la recherche d’un emploi et d’une situation meilleure, l’emmène à sa suite à Montreuil, où elle obtient son baccalauréat en 1974. Lettres, langues : elles poursuit des études d’anglais et d’arabe à l’université Paris VIII (Vincennes) où elle suit quelques cours d’économie politique et de cinéma tout en militant dans les groupes féministes, en particulier dans la Coordination des Femmes Noires. Premiers écrits collectifs pour le théatre avec ses compagnes de la Coordination des Femmes Noires. Elle y prend goût et poursuit son travail d’écriture en solitaire une fois de retour à la Guadeloupe en 1981. Là naissent ses deux enfants, Jalil et Leila, eux-mêmes artistes aujourd’hui. Suivent dix-sept années de vie au pays natal, qui seront ponctuées de retours temporaires à Paris, comme s’il était devenu difficile d’appartenir à une seule terre. Durant ces dix-sept années, Gerty Dambury écrit de nombreuses pièces qu’elle met en scène pour la plupart : Carfax, Fyèl, Baton Maréchal, Lettres Indiennes, Carêmes, assure la traduction du Prophète de Kahlil Gibran en créole...
Entre 1989 et 1991, elle occupe le poste de Conseiller pour le Livre et la Lecture et les Enseignements/Formation à la Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Guadeloupe, sous la direction de Daniel Maximin En 1992, elle obtient sa première résidence d’écriture au Festival des Francophonies en Limousin, dirigé à cette époque par Monique Blin. Elle y fait la lecture de Lettres Indiennes qui sera publiée aux éditions Lansman et montée par Alain Timar au Théâtre des Halles. En 1994, elle est lauréate du concours d’écriture “Une scène pour la démocratie”, avec le texte Survols. En 1998, elle revient s’installer en région parisienne et, pour gagner sa vie, anime des ateliers de théatre et d’écriture pour le compte de la Maison du Geste et de l’Image. Elle poursuit cependant son travail d’écriture et publie, en 1999, son premier recueil de nouvelles, Mélancolie, qui sera suivi, la même année d’un recueil de poèmes Fureur enclose. Les deux ouvrages sont publiés par les éditions de La Flèche du Temps, fondées par Paule Bidoun-Pinelli qui décèdera en 2002. La fin de cette collaboration très amicale sera le point de départ d’une assez longue période de silence. Gerty Dambury écrit mais ne tente guère de faire publier ses textes. En 2000, elle est accueillie en résidence d’écriture à la Chartreuse de Villeneuve-Lèz- Avignon où elle écrit Enfouissements, et en 2001, en résidence à Orford, à l’invitation du CEAD, elle écrit Confusions d’Instants,. Après un semestre d’enseignement à Swarthmore College, université prestigieuse de Pennsylvanie où elle était invitée comme Visiting Professor en 2002, elle passera une année en Guadeloupe, le temps de monter Confisions d’Instants pour le Festival des Abymes. Son retour à Montreuil semble durer puisqu’elle s’y est installée depuis 2003 afin de reprendre des études théâtrales à l’université Paris X – Nanterre. Elle pubie Camille et Justine aux éditions Rivarticollections – maison d’édition installée à New York – en 2006. C’est son premier véritable retour à l’idée de publication, mis à part quelques poèmes publiés dans des revues comme La Traductière (Paris) ou Osiris 62 (Old Deerfield, Massachusetts) Parallèlement à l’écriture, Gerty Dambury est enseigante d’anglais en lycée. Trames est son texte le plus récent, écrit en juillet 2007 et publié aux Editions du Manguier. IL a reçu le prix SACD de la dramturgie de langue française en 2008. Elle a sollicité une année de disponibilté pour poursuivre des études et monter deux pièces, son propre texte, Trames et Verre Cassé d’Alain Mabanckou, texte dont elle signe l’adaptation à la demande de Christiane Falgayrettes-Leveau, directrice du Musée Dapper. Le Théâtre National de Bretagne lui a passé commande en 2010 d’une pièce de théâtre sur laquelle elle travaille actuellement. Le jury du Prix Carbet lui a décerné une mention spéciale pour la qualité de l’ensemble de son oeuvre en décembre 2010. |
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Principaux livres |
Rabordaille, éditions Théâtre Ouverture, 1989 – (Guadeloupe) Lettres Indiennes, éditions Lansman, 1993 (Belgique) Survols, in Démocratie Mosaïque, editions Lansman 1995 (Belgique) Mélancolie, éditions La Flèche du Temps, 1999 (Paris) Fureur Enclose, éditions La Flèche du Temps, 1999 (Paris) Les Cahiers de Prospero, revue de La Chartreuse de Villeneuve –les-Avignon, carte blanche à Gerty Dambury. L’espace qui nous habite. 2002 (Avignon)
Camille et Justine, éditions Rivarticollection, 2006 – New York Trames, Editions du Manguier, 2009 – Paris
LIENS VERS GERTY DAMBURY http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/dambury.html http://www.gensdelacaraibe.org/index.php?option=com_content&task=view&id=2575&Itemid=35 http://guadeloupe.rfo.fr/article851.html BLOG CANOPY : http://gertywords.hautetfort.com/ |


