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Is Just a Movie par Earl Lovelace

In the town of Cascadu, Trinidad, the 1970 Black Power rebellion has failed. Sonnyboy, hapless and luckless, is desperate to be recognised as part of the rebellion and forces the uninterested police to arrest him. KingKala, a singer, returns from detention and is sidelined in the calypso tent, his music dated and unfashionable. They now hope to make their name in the movie that is being shot on the island - but that too does not end as expected.

And so we follow the townsfolk through their experiments in music, politics, religion and love; as, in their day-to-day adventures - be it a game of cricket, the short life of a corner shop or a miracle at a funeral - they begin to see more clearly what their community has to offer for its liberation.

Sad and uplifting, humorous but never mocking, Is Just a Movie is a warm, gentle novel about small moments of magic in ordinary life.

My Name is Henry Bibb de Afua Cooper

Often shocking, always compelling, Afua Cooper's novel is based on the life of Henry Bibb, an American slave who after repeated attempts escaped in 1841 to become an anti-slavery speaker, author and founder of a Black newspaper. Cooper takes painstakingly researched details about slavery and weaves an intimate story of Bibb's young life, which is overshadowed by inconceivable brutality.

At nine years old, Henry is separated from his mother and brothers and hired out, suffering abuse at the hands of cruel masters so severe he almost dies. Henry's courageous life is described in intimate detail and young readers will learn about everyday slave life on a plantation and in towns and cities, the coded language of slave escapes and the dangerous routes over land and water to safe houses.

As Henry Bibb moves from boyhood to manhood, he knows that one day he will "fly away" as in the old legend of the Africans who flew away to freedom. The first-person narrative, convincingly told in Henry's voice, traces Bibb's boyhood, marriage, fatherhood and the developing awareness of his bondage and his determination to break free of it or die.

Toussaint Louverture par Alain Foix

Écrivain, philosophe, réalisateur et dramaturge, Alain Foix, né en Guadeloupe, est également directeur de théâtre et de centres de création et de diffusion artistique. Il a dirigé la Scène nationale de la Guadeloupe, le théâtre Le Prisme à Saint-Quentin-en-Yvelines, La Muse en circuit, centre de création musicale, et dirige actuellement Quai des arts. Il a été lauréat du Grand Prix Beaumarchais de l'écriture théâtrale de la Caraïbe en 2004, et son travail de réalisateur a été récompensé par un premier prix de documentaire au Festival Vues d'Afrique de Montréal en 1989. II est également critique de spectacles, auteur d'essais philosophiques, d'ouvrages pour enfants et de romans, notamment Ta mémoire, petit monde, paru chez Gallimard en 2005.

" En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté des Noirs ; il repoussera par les racines, parce qu'elles sont aussi profondes que nombreuses." Né sur l'île de Saint-Domingue, Toussaint Louverture (1743-1803), esclave affranchi, fit fortune grâce à la culture du café. Prenant la tête de l'insurrection contre la tutelle française lorsque éclate la Révolution de 1789, il est nommé général en chef puis prend le titre de " gouverneur général à vie " après avoir décrété la liberté de la colonie. Arrêté sur ordre de Bonaparte, il est déporté au fort de Joux, dans le massif du Jura, où il meurt le 7 avril 1803. Moins d'un an plus tard, l'indépendance de Saint-Domingue est proclamée. Prenant le nom créole d'Haïti - ce qui signifie pays montagneux -, l'île devient alors la première république noire de l'histoire du monde.

As Henry Bibb moves from boyhood to manhood, he knows that one day he will "fly away" as in the old legend of the Africans who flew away to freedom. The first-person narrative, convincingly told in Henry's voice, traces Bibb's boyhood, marriage, fatherhood and the developing awareness of his bondage and his determination to break free of it or die.

Morne Câpresse par Gisèle PINEAU

Les plantations étaient amoureusement soignées, ordonnées, tracées au cordeau. Une, deux, trois cocoteraies. Des vergers plantés d’arbres aux branches solides chargées d’oranges, pamplemousses, citrons verts. Et quatre, cinq, six potagers sages. Et aussi, bien alignées, des rangées de pastèques, melons, ananas. Et des fleurs en quantité. Des allées d’hibiscus rouges, des parterres d’alpinias, des étendues de roses-porcelaine, tranquilles, au bordage d’une rivière peuplée par une tribu de grosses roches ébaubies sous le soleil.

Au sommet du Morne Câpresse, dans un véritable jardin d’Eden, vit la mystérieuse Congrégation des Filles de Cham. Dirigée par la sœur Pacôme, la communauté recueille des femmes blessées par la vie : meurtrières, droguées, prostituées… Soumises à une hiérarchie inflexible, des dizaines d’adeptes œuvrent pour panser les plaies de ces filles perdues et faire respecter des rites stricts. C’est en désespoir de cause que Line, à la recherche de sa sœur disparue Mylène, grimpe sur le Morne et s’adresse aux Filles de Cham : mais ses questions gênantes perturbent le bel ordonnancement. Derrière les apparences idylliques, ces femmes cacheraient-elles quelques lourds secrets ?

La femme, un roman de plus de 69 pages par Alexandre Cadet-Petit

Lorsque je me suis rhabillée, j'ai compris en un instant quel pourrait être mon engagement personnel ".
Gustave Flaubert écrit dans sa préface de Madame Bovary que son roman était pour lui une manière d'en finir avec sa période romantique. La femme, un roman de plus de 69 pages tente un constat post-romantique et laudatif sans être dithyrambique, en ce début du 2rème siècle où l'on vient de fêter un demi-siècle de la mort de Sacha Guitry, lequel, dans ses écrits, aurait plutôt dénoncé les " excès " ou les " travers " de la gent féminine...
La misogynie, d'après l'auteur de ce roman - venant comme une ode à la femme d'aujourd'hui -, serait née avec Maupassant et aurait forci avec Guitry. " Je possède sur les autres un pouvoir. Et je n'en saisis pas encore l'exacte nature. Il me faut l'utiliser. Ce goût pour l'amour des autres n'est pas chez moi une passade. Quand j'ai donné du plaisir, je ressens une paix intérieure où se réalise l'unité.
Dans ce bien-être intense, je ne perçois plus, durant un temps long, mes limites corporelles. Ma peur cependant est toujours de me dévouer à autrui... Ce serait combler mes propres béances sans les approfondir par moi-même ". En 69 pages et plus, le roman d'une femme s'écrit chaque jour dans sa rencontre avec l'Autre, ses amours, son sexe exigeant, sa vie sociale et un rêve d'enfant... jamais mené à terme dans le tourbillon d'une vie exceptionnelle et à la fois mortifère.
Le roman d'un homme qui aime la Femme, et pas seulement " toutes les femmes ", nourri du Deuxième Sexe, en cette année du centenaire de Simone de Beauvoir.
Plasticien, scénariste et formateur né en Martinique en 1945, diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris, Alexandre Cadet-Petit a réalisé de nombreuses expositions, articles et ouvrages collectifs autour de l'esthétique picturale.
Commissaire des expositions " Wifredo Lam, Testimonios de Intimidad ", Collection cubaine, Conseil Régional Martinique 2002 et " Wifredo Lam, l'Urgence poétique ", Guadeloupe 2004, il a réalisé en tant qu'éditeur la BD satirique à succès " Fouyaya ".

Aimé Césaire, le legs par Annick Thébia

Annick Thébia-Melsan est agrégée de lettres. Fonctionnaire international, elle a entre autres travaillé à l Unesco, aux Nations unies et au Haut commissariat du Droit de l homme des Nations unies. Auteur de la trilogie Aimé Césaire, une voix pour l histoire et de Pour regarder le siècle en face (éd. Maisonneuve et Larose, 2000), elle a aussi dirigé divers travaux et publications sur le dialogue entre les civilisations et la question mondiale de l actualité des peuples autochtones.
Nous sommes tous les héritiers d Aimé Césaire et avons reçu ce legs pour situer notre particulier dans les urgences de l Universel. »
Trois discours inédits d Aimé Césaire complètent le livre.

Femme créoles par Arlette Minatchy-Bogat

Au milieu du siècle dernier, Maria, héritière d'un vaste domaine que lui ont légué ses ancêtres, assiste impuissante au démantèlement de son habitation. Une trentaine de maisonnettes sortent de ses terres pour constituer La cité de la Vallée de Nozière. Dans ce lotissement, cinq femmes aux origines ethniques et culturelles diverses vont sceller un destin désormais commun en liant une amitié vivace au-delà des vicissitudes de la vie, des ressentiments et des préjugés séculaires.

Il y a d'abord Maria, la béké créole, puis Augustine, la créole africa, Samita, l'indienne créole, Monica, la métisse créole et enfin Hamyle, la créole libanaise.

Nous les voyons évoluer au fil du temps, dans ce microcosme, faisant face à tous les aléas de la vie, dans une succession de tableaux. Le monde s'ouvre, les temps changent et l'auteur sait nous captiver au travers de ces femmes qui prennent leur vie en main et celle de leur famille, ces « femmes de couleur, femmes créoles, femmes de courage, femmes battantes, femmes potomitan ». Une fois de plus, Arlette Minatchy-Bogat, crée un hymne à la femme créole et, en fin de compte, à toutes les femmes, bastion de toutes les sociétés.

Michel Lohier par Catherine Lepelletier

Catherine Le Pelletier est grand reporter, journaliste littéraire, elle a publié antérieurement, chez le même éditeur, Encre Noire, répertoire d'entretiens réalisés dans le cadre de l'émission du même nom qu'elle a créé sur le réseau de télévision Guyane-Antilles de RFO. Chargée d'enseignement à l'université des Antilles et de la Guyane, elle est spécialiste des littératures francophones.

"Guyane, pour tout dire", vaticinait le poète Serge Patient. Car, comment dire ? Et quoi dire ? Tâche difficile voire impossible, mais entreprise salutaire. Aussi bien, à son exemple, faut-il que tour à tour chacun ait à cœur de s'interroger, au lieu de l'origine, au premier commencement de l'inquiétude identitaire collective. Qui et quels sommes-nous ? Qu'est ce pays devenu ? Quelle en est la raison d'être, le centre de gravité ? A cette question entêtante, aujourd'hui comme naguère constamment recommencée, s'il est une réponse peu ou prou éclairante, d'utiles éléments en sont d'ores et déjà, là, réunis. Ce pour quoi il est de bonne méthode de relire Michel Lohier. Toute modeste soit-elle, son œuvre est un viatique au sens propre du mot. Pour remonter à la source du fleuve, à travers les forêts amazoniennes, il est un guide discret mais des plus fiables. Extrait de la préface du professeur Roger Toumson

Le crime de Napoléon par Claude Ribbe

Plus d'un million de personnes vouées à la mort selon des critères " raciaux ", un génocide perpétré en utilisant les gaz, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dévorés vivants par des chiens, deux cent cinquante mille citoyens enchaînés et mis en esclavage, un plan de déportation meurtrier incluant d'anciens parlementaires, des escadrons de la mort pour traquer les résistants et les brûler sur place, des camps de triage et de concentration, des " lois raciales ". C

ent quarante ans avant la Shoah, un dictateur, dans l'espoir de devenir le maître du monde, n'hésite pas à écraser sous sa botte une partie de l'humanité. Ce n'est pas de Hitler qu'il s'agit, mais de son modèle, Bonaparte. Comment les exactions de ce despote misogyne, homophobe, antisémite, raciste, fasciste, antirépublicain, qui détestait autant les Français du continent que les Corses, ont-elles pu, jusqu'à présent, rester ignorées du grand public ? Pourquoi une certaine France, au XXIe siècle, s'acharne-t-elle à faire du boucher des " noirs " un héros national ? Deux cents ans après, Claude Ribbe dénonce enfin, pour la première fois, preuves et témoignages à l'appui, Le Crime de Napoléon.

Claude Ribbe est écrivain, philosophe, historien et défenseur de la mémoire des esclaves. Il anime également la commission culture du Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais

« Césaire et Lam » de Daniel Maximin

Le 25 mars 1941, Lam quitte la France de Vichy depuis Marseille avec 300 autres artistes et intellectuels (parmi lesquels André Breton ou Claude Lévi-Strauss) en direction de la Martinique.
C'est durant cette étape, et avant son départ pour Cuba, que Wifredo Lam rencontre Aimé Césaire. Cet ouvrage retrace leur amitié intellectuelle et artistique, notamment à travers un étonnant "dialogue entre Le Cahier et La Jungle" (Cahier d'un retour au pays natal, oeuvre majeure de Césaire, et La Jungle, oeuvre majeure de Lam, exposée au MoMA à New York). Durant quarante ans, Césaire écrivit pour des oeuvres de Lam et Lam illustra des poèmes de Césaire : ce sont toutes ces oeuvres qui sont réunies dans cet ouvrage.

Toxic Island par Ernest Pepin

Superstition, sexe, oisiveté, drogues, alcool et fêtes à gogo : le quotidien d’un aréopage de jeunes, parmi les plus vulnérables laissés en marge de la société, dans cette île paradis où bouillonnent des flots de colère, d’espoir, de désespoir, d’amour, d’humour, mais surtout d’une totale amnésie collective sur le fondok du pays natal. Ce roman, Toxic Island, œuvre de fiction de l’écrivain guadeloupéen Ernest Pépin, présente — mais pas seulement — la face la plus complexe du pays, qui serait entré dans la modernité en faisant table rase de son histoire et de son passé, et qui, lors d’explosions de violence, de façon sporadique, appelle au questionnement mais retombe aussitôt après dans l’oubli…

Bio auteur : Ernest Pépin, né en 1950 en Guadeloupe, est l’auteur d’une œuvre poétique et romanesque remarquée. Il a publié notamment L’Homme au bâton (1992), Tambour-Babel (1996) et Le Tango de la haine (1999) aux éditions Gallimard, ainsi que Cantique des tourterelles (Ecriture, 2004) .Incipit :
 Je me sentais léger en ces temps désolés où la modernité massacrait l’île. Un lot d’affiches publicitaires avaient poussé sans bruit, parasitant la verdure, rendant aveugles les arbres, soumettant les carrefours à la loi du marché pour vanter de manière incongrue tel ou tel produit des supermarchés, tel ou tel crédit dont l’offre se voulait alléchante, telle ou telle voiture avec laquelle on pouvait faire le tour du monde, le monde lui-même au bout des ailes d’avions. Je me sentais peinard dans ce maquis des débrouilles où chacun tirait son diable en croyant que la vie se résumait à acheter, à baiser la fourmilière des femmes, à coquer comme ils disent du matin au soir et du soir au matin, à paraître mannequin au lieu d’exister en plénitude. C’était cela le temps que l’on m’avait légué et je faisais avec, du haut de ma jeunesse, et même parfois, je n’enviais aucun roi parce que mon royaume, à moi, relevait de l’invisible et des franges marginales où coulaient la drogue, le sexe et le rhum au gingembre. Petites arnaques à droite. Petites arnaques à gauche. Ma vie, à moi et celle de mes copains, se remplissait de rires, de risques majeurs, de cette vitesse sans frein que ne connaissent que les foutépamal. Autrement dit ceux qui s’en foutent. © Desnel 2010

Le soleil pleurait par Ernest Pepin

Quand le malheur ouvre sa gueule de caïman, ses dents sont sans pitié ! Pardon pour Marie-Soleil ! Miséricorde Seigneur ! Qui veut comprendre doit tenter de reconstruire une histoire qu'elle porte en elle comme un boulet de silence. Il faudra piéter des mangroves de choses non dites, récolter des bribes. Sonder l'impénétrable d'Haïti et plonger dans l'obscur. Je ne suis là que pour emboîter des paroles rapportées. C'est mon travail. J'effile ma langue sur des mensonges et je bobine le tout pour obtenir un ­racontage plausible. Nous savons tous que la vérité est une mendiante. Belle parole n'a pas de maître mais la mauvaise a toujours un visage. Loués soient les raconteurs !?» La jeune Régina, une belle mulâtresse, est kidnappée un beau matin à cause de son teint clair, voilà tout le malheur de Marie-Soleil. Sur cette terre sans mercis où les mythes tiennent lieu d'explications, la lutte pour la survie exige des talents hors du commun ! Le raconteur consigne ici le malheur humain pour pénétrer davantage le mystère de la survie !

Anticorps par Fabienne Kanor

" - C'est nouveau, ça ? C'est vieux, très vieux même.
Mais si tu savais comme aujourd'hui j'en ai assez de compter, comme les calendriers me font horreur, comme mes anniversaires me font pitié. Si tu savais mes peurs, mes incapacités, si seulement tu voulais bien m'écouter, Jacques. - Que disais-tu, mon coeur ? Rien. Il n'y a rien, dans mes mots, qui puisse s'inscrire dans ton programme, ce plan de fin de vie que tu as cru bon de fixer, qu'au fil des ans, patiemment, presque sournoisement, tu as échafaudé, à seule fin de t'en tirer.
Où te figures-tu donc aller ? Combien de points vieillesse as-tu mis de côté ? - Chérie ? " Après quarante ans de mariage, Louise se décide enfin à désobéir. L'histoire d'une liberté provisoire conquise au mépris des bonnes manières. Le bilan drôle et cruel de toute une vie de rébellions étouffées, porté par une écriture à poigne.

Désirade, ô serpente ! par Fortuné Chalumeau

Résumé du livre
A Caye-Plate, petit village de pêcheurs de la Désirade, la vie s'écoule au rythme du vent et de la mer. Là se côtoient depuis toujours et en toute amicalité, les deux 'ethnies' de l'île : la Blanche et la Noire. Une restauratrice d'âge regrettable, Man-Joliba, règne sur un monde en miniature. Cette matron aux charmes déclinants connut la richesse que procurent une belle clientèle et la gloire télévisée. Surgit une superbe mulâtresse, Flora. Celle-ci s'installe à l'autre bout de la plage pour, à son tout, y ouvrir boutique : 'l' Orphie des Mers'. De ce jour, tout bascule pour Man Joliba. Dans son coeur va naître une haine féroce, qu'adoucissent ses relations intimes avec ses deux amis pêcheurs, l'un blanc, l'autre noir. Et ainsi ira de Caye-Plate jusqu'à ce qu'un coup de tonnerreébranle l'atmosphère paisible de la Désirade - un meurtre, incompréhensible. Et avec lui le monde extérieur qui s'invite dans l'île.

Les extraits de "Désirade, ô serpente !" La première phrase
Nom d'un chien, de toutes les femmes têtes-dures qu'il avait approchées, Flora était bien la pire !
Morceau choisi
Nom d'un chien, de toutes les femmes têtes-dures qu'il avait approchées, Flora était bien la pire ! Il s'obstinait quand même, quoique rageant avec lui-même. Chaque soir que Dieu fait, il gagnait les abords du bar-restaurant. Les habitués du ti-punch s'en retournaient par la plage dès la tombée du soir. Ils s'échangeaient de belles et de bonnes en leur marrant parler-créole, et pouffaient de gras rires. Les soupeurs ne se pointeraient [... ]

Considering Venus par Gisèle Isaac

This book explores the almost-unacknowledged issue of lesbianism among Caribbean women and adds to it the complication of a heterosexual perspective.

Considering Venus asks, "What happens when girlfriends becomes more than friends?"

Two forty-something women meet again 25 years after high school: Lesley, an African-American, is straight, recently widowed with three children, and looking for a friend, while Cass is Antiguan, gay and looking for love.

Cass finds all that she is looking for in Lesley; but would telling her the truth be a confession of love or a betrayal of their friendship? When Cass does tell her, Lesley runs away, denying her own feelings and conflicted about the whole idea of women loving women. She knows that she is not gay and fears being labeled that way. Her return chronicles the many ways in which women form attachments and how friendship and love are interwoven into a unique type of relationship. Lesley learns that labels are simply society's way of expressing its prejudices, and love, ultimately, is what really matters, regardless of its gender. On the other hand, Cass experiences the exhilaration that accompanies finding her soulmate, even as she experiences the pain and distance that come with loving a straight woman. In Antigua and in New York, family members and their stories are woven into the novel as each woman becomes a presence in the other's life. In Lesley's case, however, her children are not told the true nature of the relationship. The children's discovery of what the women are to each other violently forces the issue to a head, as everyone involved looks at his or her own fears and prejudices and determines where to go from there. Considering Venus attempts to shatter stereotypes and portray gays and those who love them as they are: only people. People whose lives are no different from the mainstream. People who work, pay bills, love their families, and worry about growing old. The novel is not racial, not strident, nor political. There is nothing sensationalistic about Considering Venus, except that two people can still meet, fall in love and determine to live as happily as they can.

Les îles du vent par Hector Poullet

La Guadeloupe en 2009. Toutes les polices de l’île se livrent à la chasse aux Haïtiens qui fuient leur pays ravagé par la misère et l’insécurité. A vrai dire, les autorités ne font que se conformer à un sentiment de xénophobie généré au sein des populations.?Dionine, une jeune antillaise de père guadeloupéen et de mère martiniquaise, en pleine crise d’identité, se trouve sans le vouloir au cœur de ce dilemme social.?Or, au moment où Dionine rentre d’un voyage linguistique à la Barbade, le chien de la famille débusque dans un bosquet du jardin un jeune Haïtien, Adama, qui s’était réfugié là... Faut-il livrer Adama à la police ou lui porter secours ??Par ailleurs, Dionine est attirée par Yann, un jeune douanier blanc d’origine bretonne, autre type « d’étranger », pas toujours bien vu dans le coin... Une histoire qui a la Guadeloupe pour théâtre, avec des prolongements en Martinique et plus tard dans le reste des iles de la Caraïbe dites « Iles du Vent ».

Le Sang visible du Vitrier par James Noel

Poète-vitrier, né à Hinche (Haïti) en 1978, James Noël est considéré aujourd’hui comme une voix majeure de la littérature haïtienne. Ses poèmes sont dits et mis en musique par des interprètes de renom tels Wooly Saint-Louis Jean, Pierre Brisson et tant d’autres.
Entre un hymne engagé à l’amour et une colère orageuse, se dégage de sa poésie, comme il se plaît à l’appeler, la «métaphore assassine».
« Un vent salé nous vient du large avec la poésie de James Noël. Poésie toujours à double tranchant, sensuelle et tendre, violente et douce, âpre et sensible, poésie généreuse, soucieuse d’avancer, de partager le lot commun avec ses frères de peine, d’étarquer cette voile déchirée, celle de l’espoir d’un monde meilleur, sans cesse à construire et dont les mots du poète sont souvent les premières pierres. »
Jacques Taurand

Le monde des marrons du Maroni Jean MOOMOU

Jean Moomou étudie dans cet ouvrage, l'histoire méconnue de son peuple, les Boni descendants d'esclaves marrons du Surinam qui après avoir fui cette colonie, résisté contre l'armée coloniale hollandaise, se sont installés le long des grands fleuves du Surinam et de la Guyane française, et notamment le Maroni. A l'instar des autres groupes de marrons, descendant d'esclaves africains, les Saramaka, les Djuka ou encore les Paramaka, les Boni du nom du chef marron Boni Bokilifu, ont vécu en marge du système colonial et constituent jusqu'à nos jours des isolats humains.

L'historien, Jean Moomou, s'attache à décrire une période cruciale de la vie de ce peuple qui va 1772 à 1860. En effet, alors que les autres groupes, vont signer des traités de paix avec les autorités hollandaises dès 1762, les Boni, poursuivront des guerres contre l'armée coloniale, qui paralyseront la colonie sur tous les plans entre 1772 et 1776. Puis ils franchiront la frontière entre la Guyane française et le Surinam et longeront différents fleuves avant de s'installer sur le Lawa à partir de 1860. En effet un traité, signé par les gouverneurs du Surinam et de la Guyane française à la conférence d'Albina, reconnaît l'indépendance aux tribus des Bonis et leur attribue un territoire. Les Bonis, désormais en paix se structurent en une communauté.
Le peuple Boni prend naissance à ce moment, puisqu'il n'est pas issu directement de l'Ouest africain, mais de la réunion, durant le marronnage d'hommes et de femmes d'ethnies différentes.

La période qui va de 1172 à 1860 marque définitivement la construction de l'identité des Boni et leur insertion dans l'histoire, non pas celle de l'intégration en Guyane, ni celle en rapport avec direct avec la France mais celle de l'isolement.
La tâche de Jean Moomou n'est pas simple car il s'agit pour lui de mettre par écrit une histoire chantée, racontée à travers des contes, dans les formules de prières, lors de rencontres coutumières, dans l'art du Timbé, dans les récits des Gran Man.

Jean Moomou est, nous l'avons précisé, Boni, et à ce titre, il a voulu retracer l'histoire des Boni, non seulement pour les générations présentes, mais aussi pour celles de demain. Car s'il y a quelques années, les Boni avaient une conscience claire de leur histoire, aujourd'hui ça n'est plus le cas. De plus, son ouvrage permet de contribuer à l'avancement de la recherche historique de ce peuple dans l'historiographie guyanaise et française, mais aussi Surinamaise.

12 poetes antillais contemporains par Liliane FARDIN

Si le roman antillais a aujourd'hui acquis ses lettres de noblesse (prix Renaudot pour Glissant, Goncourt pour Chamoiseau), les poètes français de la Caraïbe se retrouvent moins souvent sous les feux de l'actualité littéraire. Méconnus, parfois oubliés, ils ont pourtant su inventer, au fil des ans, un langage poétique subtil et inspiré, nourri d'une histoire à la fois riche et tourmentée.

L'objectif de cette étude est de «donner la parole» à douze d'entre eux, d'Étienne Léro à Henri Corbin, de Georges Desportes à Édouard Glissant, sans oublier l'incontournable et emblématique figure d'Aimé Césaire. Pour ce faire, Liliane Fardin a rassemblé de nombreux poèmes en français ou créole - dont beaucoup sont encore, à ce jour, inédits -, entretiens - avec Georges Desportes ou Aimé Césaire -, notes biographiques et commentaires d'oeuvres, répartis selon trois principales catégories: prénégritude et négritude, poésie individuelle et poésie du Tout-Monde, et insularité - à travers l'hommage à la Guadeloupe. Ce livre intéressera tout autant les amateurs de poésie que ceux qui cherchent à mieux comprendre la culture et la pensée antillaises contemporaine

El hombre del acordéon par Marcio VELOZ-MAGGIOLO

El merengue ha sido la musica epica de la Republica Dominicana y sus interpretes los cantores de la vida rural. El hombre del acordeon, en donde la poesia es una parte importante de la narracion, nos introduce en el mundo magico de la frontera que, a la vez que separa, une Haiti con la Republica Dominicana, unica isla con dos republicas en su seno y espacio de intercambio vital, en el que los llamados rayanos comparten dos culturas, dos creencias, dos modelos de vida. Entre el misterio brutal y ludico de las galleras, de las creencias haitianas y dominicanas, el hombre de los merengues , personaje del recuerdo, vive la ruralidad magica y politica comun a los anos iniciales del siglo XX, momento en el que el musico merenguero, dios del acordeon segun sus seguidores, inicia su combate musical contra la dictadura que una vez apoyo y contra el dictador al que enseno a bailar merengues.

Bougainvillea Ringplay par Marion BETHEL

Bougainvillea Ringplay is the long awaited second collection by Marion Bethel, a poet who has long established herself as one of the most necessary voices in Caribbean poetry. These poems are finely crafted works that reveal a maturity of voice and a distinctive use of language that delves into the fruitful place of intersection between her Bahamian dialect and the English that she plies as a lawyer. Marion Bethel’s poems reveal a mastery of syntax that one finds in only the most sophisticated poets. Her poems eschew all but the most utilitarian of punctuation marks, (question marks, apostrophes, and inverted commas), but commas, periods, colons, dashes are all ignored, thus demanding everything of rhythm and syntax. The achievement of these poems is that they read with such control of sound and breath that such markers seem completely superfluous in her hands. Her poems are rooted in the landscape of the Bahamas, and so we will find the flora, we will find the sea, we will find the food, we will find the dialect, and yet we are never for a moment allowed to imagine this place as a cliché, as a tourist location. Instead, Bethel’s sharp sense of detail, her unsettling truth-telling, and the risks she takes with narratives about love and hurt in all kinds of relationships open for us an emotional intelligence that is arresting. History is constantly present for her, and it is hard to walk away from her poems without feeling as if you have finally met her homeland.

These poems are sensual in the most literal sense - the poems are about the senses, the smell of vanilla and sex, the sound of waves - radio, voices, sea; the taste of crab soup; the texture of hurricane wind, and the chaos of colors bombarding the eye. Bahamian poetry is being defined in the work of Marion Bethel and in Bougainvillea Ringplay she is doing so with grace.

Corps Mêlés par Marvin VICTOR

Marvin Victor vingt-huit ans. Il est né et a vécu à Port-au-Prince jusqu'au séisme de 2010. Il réside actuellement à New York, où il a récemment exposé des toiles, et a réalisé un court-métrage de fiction. Corps mêlés est son premier roman.

La narratrice, Ursulla Fanon, est une Haïtienne de 45 ans. Elle raconte sa vie dans le village de La Baie-de-Henne. Le récit commence par l’accouchement difficile de sa mère, entourée de pauvres hères plus ou moins alcooliques qui constituent sa famille. Ursulla grandit dans la pauvreté et la saleté dont elle portera à jamais l’odeur. Elle rencontre un jour Simon Madère, comme elle issu d’un milieu fruste et violent. Il deviendra photographe, et elle le retrouvera plus tard à Port-au-Prince, alors qu’elle est devenue mère d’une jeune fille destinée à devenir prostituée.

Dans la capitale, elle aura du moins une amie : Roseline, femme généreuse et volcanique. Roseline et la fille d’Ursulla mourront dans un tremblement de terre. L’univers de Marvin Victor baigne dans une sensualité violente qui ne peut pas laisser indifférent. La première scène du roman, qui décrit un accouchement, est extraordinaire. De nombreux passages sont d’une force étonnante, entièrement due à l’efficacité d’un style ample et lyrique, parfois grinçant, déroulant le récit en longues phrases chargées d’images et de formules inattendues, excellant à restituer les odeurs, les saveurs, les sensations troubles des corps livrés à eux-mêmes.

Brisants par Max JEANNE

Revenir au pays après avoir longuement vécu en France, c’est le pari de Johnny, médecin et de Maouna, professeur. Il rentre dans une Guadeloupe piégée par l’aliénation et la xénophobie tandis qu’elle ne retrouve pas la Guyane de ses parents. Tous deux sont confrontés aux brisants, ces écueils qui minent les Antilles. Leur histoire d’amour sera mise à l’épreuve.

L’univers du roman est ponctué par le rythme du saxophone, l’écriture épousant ainsi les flux et reflux de la mer. De la Guadeloupe à Cuba, en passant par Haïti, la Martinique et la Guyane, Brisants mêle désirs de voyage et nostalgies de retour.

Phare à palabres par Max JEANNE

Max Jeanne, poète et romancier, est né en 1945 dans la commune de Gosier, en Guadeloupe, où il joue un rôle important dans la vie associative et littéraire. Phare à palabres de Max Jeanne est un ensemble de poèmes narratifs où la tentation de conter et de témoigner est forte. La mer est cette symphonie qui maintient éveillée la ville. L’oralité du poème et la parole ample ponctuent chacun des vers. Chaque mot est appel. Appel au désir. Appel aux cris. Où sont les Nègres d’antan? Tour de force ou magie, l’auteur raconte une enfance guadeloupéenne à partir de faits divers (environnement familier, flore et faune). Ces poèmes aident à revisiter les légendes, les lieux et les êtres par l’hommage rendu aux fondateurs : Alejo Carpentier, Ernest Hemingway, Nicolás Guillén, Frantz Fanon, Vincent Placoly, Aimé Césaire, Jorge Amado, Léon-Gontran Damas, Anthony Phelps, etc. qui ont tous inventé ces îles d’Amérique aux accents si jazzés. Phare à palabres affirme la présence sublime du quotidien en regard du bleu de la mer. Max Jeanne nous apprend ainsi que la poésie est belle par sa seule présence. Poésie de la fondation. Poésie-cadastre qui libère le territoire et grandit l’horizon.

Marie La Gracieuse par Max RIPPON

SIMONE SCHWARTZ-BART : L'ami Rippon toujours fertile en inventions poétiques, nous donne aujourd'hui un brillant et savoureux racontage en forme de roman.

Nous sommes dans une bonne veillée mortuaire à l'ancienne : Marie-Galante, bourg de Lalé Pòyé ... quartier de la Côte-Sous-le-Vent ...

Magicien du parler créole, le conteur nous fait entrer dans l'âme de Man Frida, vieille dame du lieu, au moment précis où elle apprend la mort subite de son fils Monadwel. Il est parti comme ça, sur son plancher, sans le moindre signe annonciateur : « parti comme ça le bougre, en plein jour, santé parfaite, sans même avoir pris son café » ... mystérieux, incompréhensible !

À l'annonce du deuil, tout le village entre aussitôt en révolution. On recherche Marie La Gracieuse, la baigneuse de morts, qui vit retirée dans les bois ; c'est aussi l'amie intime du défunt, une créature insolite, un peu magicienne sur les bords, qui est à sa manière l'incarnation de l'âme profonde du village.

Déjà la veillée funèbre a commencé.

La mort est pour chacun l'occasion de revoir sa propre vie ; ce qui permet d'assister au carrousel de ce coin perdu de Marie Galante, à cette vie étonnante qui évoque irrésistiblement une Guadeloupe d'un autre temps, une Guadeloupe d'avant les voitures et les poteaux électriques, une Guadeloupe qu'on avait cru oubliée, et qui renaît aujourd'hui, sous les yeux éblouis de sa jeunesse.

C'est un peu ça, le racontage de l'ami Rippon : la promenade d'un poète à travers un monde créole finissant, où chaque phrase est un joyau, un miroir étincelant que l'on promène sur de vieux chemins oubliés, où s'est jouée notre vie à tous.

EXTRAIT

Sa jambe-dou-bois faisait tòk-tòk sur le sol, annonçant bien longtemps à l'avance son arrivée au milieu de la ronde. Il était accompagné de Sousèt, de Gèl-fann, de Ròròze-ratte et de la belle Mèzè Ninon-rare-cheveux, dont on disait que sa beauté d'antan avait inspiré un mulâtre, auteur et compositeur de la chanson qui vantait l'amour qu'elle fit jadis vibrer dans son coeur : Tchouyé mwen ban mwen Ninon était ce titre fameux. « Tuez-moi, mais donnez-moi Ninon ! » chantait monsieur de Brizacié. p. 144

Max Rippon est né en 1944 à Grand-Bourg de Marie-Galante. Depuis son quartier de naissance : Lalé Pòyé, centre, levier, poumon, moteur de sa poésie, il crie au monde la douleur de ceux qui « boivent l'alcool mauvais des mots », dans cette langue Kréyòl dont il réinvente en permanence la senteur.

I been there, sort of : New and Selected Poems par Mervyn MORRIS

Mervyn Morris is one of the most distinctive West Indian poets, his work characterised by economy, wit and humane seriousness. He makes elegant use of Jamaica's linguistic range, with poems in international standard English, Jamaican Creole and mixtures in between. These variations inflect his treatment of love, lust, time, memory, death, religion, politics, commitment, identity, history, art and other concerns. His poems frequently suggest the tension inherent in moments of choice.

I Been There, Sort Of: New and Selected Poems continues the poet's exploration of self and society, 'reality' and the imagination. It brings together poems from three of Mervyn Morris's previous collections, Shadowboxing, The Pond and Examination Centre, alongside new work

La vérité du sang par Michelle GARGAR

Michelle Gargar est née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Elle est l'auteur de quatre romans : Le flamboyant aux yeux bleus, Le clocher (Ibis Rouge), Bonjour foulards, bonjour madras (Ibis Rouge), Une sprinteuse en bout de piste suivi de Clarisse et son gâché (Ibis Rouge) et un essai : Quelques dates de l'histoire de la Guadeloupe et ses environs. En 2002, elle reçut le prix du Marronnage pour sa nouvelle : Les enfants de Katvinkatoz (Ibis Rouge). En 2006, le ministère de l'Éducation du Danemark choisit Clarisse et son gâché comme manuel d'apprentissage du français à l'usage des étudiants, publié dans ce pays européen sous le titre Patois, toi ? par le professeur Perter Jensen chez l'éditeur Systime.

Confondu par les résultats positifs de l'analyse ADN, Alban Pommon, à peine levé d'une lourde opération chirurgicale dans un hôpital parisien, est interpellé en Guadeloupe et incarcéré au centre pénitencier de Toulouse, pour l'assassinat d'une jeune Grecque, Poupie Andréï, perpétré dans cette ville durant la période de son hospitalisation.
Son état de santé est d'autant plus préoccupant que sa famille semble se désintéresser de son sort. Cependant, tout semble l'accuser. Chargé d'établir les faits, et, confronté aux invraisemblances de sa propre enquête, le commissaire Dambout s'interroge sur ce prisonnier qui semble résigné. Le convalescent peut-il, dans son état, être le coupable recherché ?

Black Woman and Other Poems, Mujer negra y otros poemas par Nancy MOREJON

One of Cuba's most important contemporary poets is celebrated in this compilation of collected works. Arranged by the poet herself, this anthology spans more than three decades of work and draws from her most popular and critically acclaimed publications, including Grenada Notebook, Indispensable October, and Places in Time. Both the Spanish originals and their English translations are included.

Nancy Morejón is the director of the Centre for Caribbean Studies at Casa de las Americas in Havana and is the author of eight collections of poetry. In 2002 she won Cuba's national prize for literature. Jean Andrews is a professor in the department of Hispanic and Latin American studies at the University of Nottingham. She is the translator of Allegorical Neptune.

Arrival of the snake woman par Olive SENIOR

The second collection from Olive Senior, winner of the Commonwealth Writer's Prize in 1987 for "Summer Lightning". Set again in Jamaica, these new stories continue to explore the child as an isolated individual coming to terms with the strange, harsh ways of the adult world.

Olive Senior is one of Canada's most internationally recognized and acclaimed writers. Among her many awards and honours she has won the Commonwealth Writers Prize and F.G. Bressani Literary Prize, was nominated for a Governor-General's Literary Award, and was runner up for the Casa de Las Americas Prize and the Pat Lowther Award. In 2003, she received the Norman Washington Manley Foundation Award for Excellence (preservation of cultural heritage--Jamaica). Her body of published work includes four books of poetry, three collections of short stories and several award-winning nonfiction works on Caribbean culture.

Caliban and other Essays par Roberto FERNANDEZ RETAMAR

Roberto Fernandez Retamar—poet, essayist, and professor of philology at the University of Havana — has long served as the Cuban Revolution’s primary cultural and literary voice. An erudite and widely respected hispanist. Fernandez Retamar is known for his meticulous efforts to dismantle Eurocentric colonial and neocolonial thought. Sinee its publication in Cuba in 197!, ‘‘Caliban’’—the first and longest of the five essays in this hook—has become a kind of manifesto for Latin American and Caribbean writers; its central figure, the rude savage of Shakespeare’s Tempest, becomes in Fernandez Retamar’s hands a powerful metaphor of their cultural situation — both its marginality and its revolutionary potential.

Fernandez Retamar finds the literary and historic origins of Caliban in Columbus’s Navigation Log Books, where the Carib Indian becomes a cannibal, a bestial human being situated on the margins of civilization. The concept traveled from Montaigne to Shakespeare, on down to Ernest Renan and, in the twentieth century, to Ainie Cesaire and other writers who consciously worked with or against the vivid symbolic figures of Prospero. Calihan and Arid. Fernandez Retamar draws especially upon the life and work of Jose Marti, who died in 1895 in Cuba’s revolutionary struggle against Spain; Marti’s Calihanesque vision of “oUr America’’ and its distinctive mestizo culture— Indian, African, and European—is an animating force in this essay and throughout the hook.

Pluie et vent sur Télumée Miracle Simone SCHWARTZ-BART

Télumée, paysanne de la Guadeloupe née au début du siècle, a été élevée par sa grande-mère, "haute négresse" justement nommée Reine Sans Nom. Télumée a souffert de sa condition de femme, de Noire et d'exploitée. Pourtant, qu'elle soit en compagnie d'Elie ou au côté d'Amboise, le révolté, sa volonté de bonheur, de "récolter par pleins paniers cette douceur qui tombe du ciel", est la plus forte. Voici l'univers des Antilles, avec ses couleurs, ses odeurs, sa vérité secrète, livré par une romancière qui s'approprie la langue française pour la soumettre à la musique noire.

Théâtres des Antilles par Stéphanie BERARD

La vitalité des dramaturgies antillaises ne justifie aucunement le peu d'intérêt dont elles ont jusqu'à présent fait l'objet. Cet ouvrage vise à combler ce vide en révélant la prodigieuse richesse et l'étonnante diversité de la production théâtrale francophone et créolophone écrite et/ou jouée depuis les cinquante dernières années en Guadeloupe et en Martinique. Les écritures dramaturgiques et scéniques antillaises s'inscrivent dans la dynamique de l'échange et de la négociation entre les cultures : le français et le créole, l'écriture et l'oralité, les apports européens et africains se combinent et se nourrissent mutuellement au sein de créations théâtrales hybrides. Situées au carrefour de multiples traditions, les dramaturgies antillaises ouvrent le dialogue entre l'Europe, l'Afrique et la Caraïbe. L'esprit d'indépendance et de créativité des auteurs et metteurs en scène s'affirme dans la réappropriation du répertoire théâtral européen et la subversion des conventions littéraires occidentales. Les dramaturges vont puiser aux sources de l'oralité et des traditions populaires héritées d'Afrique pour œuvrer à la revalorisation d'une culture créole menacée, appelée à renaître et à se réinventer sur les scènes théâtrales contemporaines.

Théâtres des Antilles par Stéphanie BERARD

Née à Fort-de-France, Suzanne Dracius a passé son enfance en Martinique, puis en Île-de-France.
Professeur de lettres classiques, elle a enseigné à Paris, puis à l'université Antilles-Guyane et aux Etats-Unis en tant que " visiting professor ". Ses livres sont traduits en anglais, espagnol, allemand, néerlandais, roumain. L'autre qui danse est son premier roman, aujourd'hui réédité.

L’autre qui danse Rehvana, Matildana, Aganila, tournoyant comme dans la troublante chanson de Curtis Louisar… « L’autre qui danse est le roman de l’outrecuidance », il y a un jeu de mots dans le titre, de l’aveu même de l’auteur. « Ce n’est pas Rehvana qui a le rôle-titre, c’est Matildana, l’autre qui danse sans se prendre les pieds dans ses racines », note Suzanne Dracius.
Dans la quête tragique ou violente d’une identité à éclipses, Rehvana dévale les versants de sa route épineuse sans rien amasser, heurtant son destin aux confins des deux Mondes, l’Ancien et le Nouveau. Entre la fascination pour les reflets chatoyants de son île natale et la quiète adéquation aux valeurs d’Europe, Suzanne Dracius étend d’une rive à l’autre son regard d’écrivain sans prendre le chemin des choix impératifs. Le récit qu’elle déroule, en conteuse de l’ici et de l’ailleurs, lie les truculences de la Martinique et sa modernité, ses traditions et ses superstitions, aux recherches contemporaines d’une France multi-ethnique, pays de toutes les solitudes.
D’une écriture frémissante et mordante, elle montre la femme aux multiples facettes, alliage d’érotisme et de sensibilité à fleur de chair. Et l’homme aussi, l’inévitable.
C’est le roman d’une Martinique qui éclaire les squats et les banlieues de Paris et lave de ses chaleurs ou de ses pluies les fièvres des enfants prodigues qui ont cru trouver ailleurs, jusqu’aux rêves déments d’une Afrique mythique, les racines que, généreusement, elle leur offrait.

Dread Talk par Velma POLLARD

In Dread Talk, Velma Pollard not only introduces "a discussion on the language that has evolved... particularly on the lexical items that have emerged as a result of the impact of the movement on the Jamaican speech situation", but also offers what may in time be a seminal work of importance to Caribbean lexical classification. If "siin aiya" translates, as she informs us it does, "Yes brother, I agree with you', then this represents just one example of a category of lexical items that bear new meanings for listeners from non-Rastafarian constituencies. There are also words which bear the weight of their phonological implications though in need of explanation for understanding. "Downpress" which is used for "oppress" makes more sense to the Rasta man, then, since if one is being pressed (weighted) down by the injustice and marginality of his Babylonian captivity, this pressure cannot possibly be "up" (sc. "op").

The play on words -- a Jamaican facility that extends from theatrical punning to everyday speech -- is artlessly embraced by the Rastafarians in the repertoire of "I" (ai) words which Mrs Pollard indicates will, on closer examination, disclose that "ai" is not merely used as a pronominal form to replace the Jamaican Creole "mi" but is also used as prefix to some nouns as replacement for the initial sound in any number of

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