La 4e édition du Congrès des écrivains de la Caraïbe qui s’est achevée samedi 19 avril avec la consécration de l’œuvre écrite à quatre mains par Simone et André Schwarz-Bart,  a surement été l’une des plus « populaire ».

L’écriture de cet ouvrage a été initiée par André Schwarz-Bart puis abandonnée. Son épouse Simone, près de10 ans après le décès d’André, a retrouvé des manuscrits éparses, les a classés et a entrepris une reconstitution pour enfin terminer la rédaction de cette magnifique « épopée romanesque d’une figure historique héroïque guadeloupéenne, la mulâtresse Solitude ».

Pour ce qui concerne le Congrès lui-même, la fréquentation enregistrée dès la cérémonie d’ouverture, et pendant les 2 jours de travaux, a montré que cette rencontre, initiée par la Région Guadeloupe depuis 2008, est désormais inscrite au calendrier des grandes manifestations culturelles internationales, organisées dans notre archipel.

Cette année encore, les rencontres scolaires ont remporté un franc-succès auprès des lycéens. Les écrivains invités à ces échanges ont particulièrement apprécié ces moments qui participent à la stimulation de la curiosité des jeunes esprits.

Il convient également de retenir l’émouvant hommage rendu à la caribéenne Maryse Condé. L’œuvre de cette romancière et dramaturge au rayonnement international a été notamment analysée comme faisant écho au thème du Congrès : Voyages, Migrations, Diasporas dans les littératures caribéennes.

Ce Congrès des Écrivains de la Caraïbe est original, voire unique dans sa conception. Cela s’est traduit dans le nombre d’inscriptions et la diversité linguistique au sein du conseil d’administration de l’Association des Ecrivains de la Caraïbe : 10 pays représentés. Le bureau présidé par Earl Lovelace de Trinidad&Tobago,  est composé par des administrateurs de 5 nationalités différentes.

Dans l’ensemble, la 4ème édition a été de bonne facture, les écrivains invités satisfaits. L’esprit caribéen était très présent et tous ont su apprécier la générosité et l’ouverture d’esprit qui caractérisent cette initiative guadeloupéenne.

Enfin, après Earl Lovelace en 2011 et Edwige Danticat en 2013, le Grand Prix de l’Association des Écrivains de la Caraïbe 2015, décerné à « L’ancêtre en Solitude » de Simone et André Schwarz-Bart, éditions Seuil ,  2015 (Guadeloupe) est certes un beau succès, mais c’est surtout le couronnement d’une œuvre caribéenne et pas seulement francophone, sélectionnée parmi 42 livres en compétition (18 francophones, 10 anglophones et 14 hispanophones).

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